Séminaire imagerie médicale : Normal et pathologique à l'épreuve des usages contemporains de l'image. Une approche historique et épistémologique
lun. 11 février 2019, de 18h30 à 20h30
Séminaire "Rendre visible, rendre invisible. Enjeux épistémologies, éthiques et politiques autour de l’imagerie médicale"

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Détails de l'évènement

Arnaud Cachia, Professeur en neurosciences à l'Université Paris-Descartes
Vincent Israël-Jost, Post-doctorant en philosophie des sciences à l'Université catholique Louvain-la-Neuve
 
La production d’images en très grand nombre et de très grande précision ouvre des possibilités sans précédent de déceler des anomalies, parfois de façon inattendue. Ces mutations techniques sont-elles en mesure de déplacer les frontières entre le normal et la pathologique ? Autrement dit, conduisent-elles à considérer comme pathologiques des états autrefois considérés comme normaux ? Plus fondamentalement, nous invitent-elles à repenser l’opposition conceptuelle traditionnelle entre le normal et le pathologique, en faisant naître une troisième catégorie, celle des patients-in-waiting (Timmermans), ni sains ni pathologiques ? Cette séance tentera de situer ces mutations aussi bien dans le temps long que par rapport à une autre mutation technologique tout à la fois parallèles et complémentaire à l’imagerie, le séquençage génomique haut débit.
 
 
Présentation du séminaire "Rendre visible, rendre invisible. Enjeux épistémologies, éthiques et politiques autour de l’imagerie médicale"
 
L'hypothèse qui guide l’élaboration de ce séminaire est la suivante : l'imagerie médicale, source d'un grand nombre de données et nourrissant l'espoir de nombreuses découvertes, notamment thérapeutiques, est animée par la volonté de rendre visible l’invisible. Un tel projet invite aussi bien à repenser nos façons de produire des savoirs dans le champ étroit de la médecine (séance 1), qu’à ressaisir la nature du raisonnement médical et tout particulièrement le rôle qu’y jouent l’intuition et, plus généralement, les facultés proprement humaines (séance 2). Il s’agira également de voir ce qu’implique pour le patient la possibilité, en partie illusion, de se voir à travers l’imagerie cérébrale principalement (séance 3). Enfin, nous nous interrogerons sur ce que peut dire l’image, autrement dit sur les limites même du visible, ce qui nous conduira à poser la question des usages biopolitiques de l’image (séance 4).
 
Coordination scientifique du séminaire : 
  • Arnaud Cachia, Professeur en neurosciences, Université Paris-Descartes, Programme Imageries du Vivant
  • Léo Coutellec, enseignant-chercheur MCF en éthique et épistémologie des sciences contemporaines, Laboratoire d’excellence DISTALZ, Département de recherche en éthique
  • Jonas Gaillard, consultant, diplômé du Master 2 éthique, science, santé et société
  • Romain Pommier, radiologue, Société française de radiologie
  • Paul-Loup Weil-Dubuc, chercheur en éthique et philosophie politique, Espace éthique Ile-de-France, Laboratoire d’excellence DISTALZ, Département de recherche en éthique
 
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